Archive pour la catégorie ‘High-Tech’

Le marché des jeux vidéo sur téléphones mobiles

12 décembre 2010 - 6:40 1 Comment

Un petit tour au  Sommet International du Jeu de Montréal (SIJM), organisé les 8 et 9 novembre dernier, aura suffit pour constater que les éditeurs de jeux vidéo recrutent énormément dans le secteur des jeux sur téléphones mobiles.

La nouvelle n'est pas surprenante vu la croissance des ventes de téléphones mobiles et plus précisément de smartphones ces derniers mois.

 

Les téléphones mobiles, une plateforme de jeux vidéo?

L'arrivée sur le marché de l'iPhone (et de son AppStore notamment), ainsi que des Android et autres, ont permis aux éditeurs de jeux vidéo d'améliorer leurs ventes en développant des jeux exploitant de nouvelles fonctionnalités telles que le Touch Screen ou encore l'accéléromètre. La toute nouvelle utilisation des téléphones mobiles comme plateforme de jeux vidéo s'explique aussi par le fait que les technologies utilisées par les constructeurs de téléphones sont de plus en plus pointues, rendant leurs produits de plus en plus puissants. Pour exemple, inutile de comparer le premier iPhone avec l'iPhone 4… en terme de puissance, l'iPhone 4 est bien supérieur.

Selon eMarketer, la 3ème plateforme de jeu la plus utilisée par les joueurs du Royaume-Unis serait le mobile, à la même position que les jeux sur PC (pré-installés)! Le mobile semble être devenu une plateforme de jeu incontournable chez nos voisins anglais.

Toujours selon eMarketer, les joueurs américains semblent avoir des préférences similaires. Les consoles portables pointent à la première position et les appareils mobiles sont juste derrière les PC et les Macs.

 

Qui sont les acteurs majeurs du jeu vidéo sur mobile?

Tout d'abord, il y a le leader mondial incontesté: le français Gameloft, fortement spécialisé dans les jeux sur mobiles: iPad, smartphones, iPhone, … Une entreprise qui réussit très bien en Europe, ainsi qu'en Amérique du nord et dont le chiffre d'affaires a progressé de 15% sur les 9 premiers mois de 2010 (sources).

Gameloft est suivi de près par l'américain Electronic Arts Mobile, qui vient d'acquérir tout récemment Chillingo, un éditeur de jeux vidéos sur mobiles connu pour avoir créé les célèbres Angry Birds, MiniGore et iDracula. (sources)

 

Zynga est lui aussi un des plus gros éditeurs de jeux mobiles. Connu pour avoir conçu Farmville sur Facebook ainsi que sur iPhone, et avec plus d'une quarantaine de jeux à son actif (dont une dizaine disponible sur mobiles, sources), Zynga vient d'annoncer aujourd'hui le rachat de Newtoy, un éditeur de jeux sur mobiles (sources).

Afin d'alimenter son tout nouvel OS mobile Windows Mobile 7, Microsoft a lancé l'été dernier sa toute nouvelle division de création de jeux mobile. Si Windows Mobile 7 se révèle être un succès (ce qui est pour l'instant peu probable… source), alors il se pourrait que Microsoft devienne un éditeur important de jeux dans le domaine.

Il existe tout un tas d'éditeurs de jeux vidéo sur mobile et vouloir en faire une liste exhaustive serait trop complexe. Néanmoins, une liste est disponible sur My Mobiblog afin de se faire une petite idée des acteurs du marché (bien qu'elle ne soit plus vraiment d'actualité, un bon nombre d'entre eux existe encore).


Le marché est-il d'ores et déjà saturé?

A en croire cette étude eMarketer réalisée au mois de juillet 2010 aux Etats-Unis, le nombre de joueurs sur mobile augmentera de 100% entre 2008 et 2013. Ces derniers représenteront jusqu'à 30% de la population américaine en 2014, ce qui représente un marché considérable et dont l'expansion ne semble pas prête de s'arrêter vue la croissance moyenne de 10,6% par an…

Le marché n'est donc pas encore saturée et de belles opportunités sont à saisir.

 

Quelles sont les tendances exploitées?

Ce que l'on remarque avant tout ici c'est que le nombre d'individus possédant des smartphones est supérieur à celui des individus possédant des téléphones portables "simples", ou du moins, il semblerait que les joueurs sur mobiles sont plus nombreux à posséder un smartphone.

Autre indication sur l'état du marché des jeux vidéos: les jeux d'arcade, de cartes et de chiffres/lettres sont les 3 catégories de jeux les plus joués aux US. Il me semble que ces dernières sont parmi les catégories les plus joués par les joueurs occasionnels, à vérifier…

 

Mais sur quoi l'industrie gagne-t-elle de l'argent?

Les résultats des industriels du jeu vidéo mobile semblent provenir de 2 sources bien différentes: l'argent généré par la vente des jeux eux-mêmes et celui généré par la publicité intégrée dans ces derniers. 

La publicité dans les jeux devrait rapporter de plus en plus d'argent, jusqu'à représenté 14% du chiffres d'affaires des éditeurs aux US alors qu'elle ne représentait que 6% en 2009… La publicité jouait un rôle mineur mais deviendra significatif à terme dans les chiffres des éditeurs.

Concernant la vente des jeux, la tendance semble être celle du freemium: le jeu est gratuit, mais un paiement pourrait être nécessaire dans le jeu afin que l'expérience du joueur soit totale. Cette technique a deux avantages: elle permet aux joueurs de commencer à jouer immédiatement sans avoir à leur faire sortir leur carte bleue… et permet aussi de maîtriser le paiement puisqu'il se fait dans l'application elle-même. Si le jeu se vend sur l'AppStore, Apple ne percevra aucune commission sur le jeu, puisque le paiement se fera non pas sur l'AppStore puisque le jeu est gratuit, mais à l'intérieur de celui-ci.

En regardant de plus près les préférences de paiement des joueurs, voici ce que l'on obtient:

La réponse qui revient le plus souvent lorsque l'on demande aux joueurs du monde entier les méthodes de paiement qu'ils préfèrent, est celle de Paypal. Je souhaitais intégrer ce dernier graphe pour montrer que le modèle du freemium pouvait aussi être compatible avec Paypal grâce à sa toute nouvelle innovation révélée récemment: Mobile Express Checkout qui permet aux éditeurs d'intégrer Paypal dans leurs applications.

 

Constat global:

Les appareils mobiles acquièrent une place de plus en plus importante dans le monde des jeux vidéo. Ceci est apparu il y a plusieurs années, mais son développement va de paire avec l'augmentation des ventes de smartphones ces dernières années.

L'arrivée des tablettes comme l'iPad ou encore la toute dernière tablette Samsung Galaxy Tab dopera encore plus la vente de de jeux vidéo sur mobile.

Mais finalement, Nokia n'avait peut-être pas tout à fait tord en lançant son N-Gage en 2003… 

Codes 2D: état des lieux et avantages pour les entreprises

19 novembre 2010 - 4:49 2 Comments

L'une des principales nouveautés apportées par les smartphones et qui se répand très vite ces dernières années, est sans nul doute la technologie des codes 2D. Il existe toute une panoplie de codes 2D sur le marché, ayant chacun leur propre caractéristiques. Quels sont les codes les mieux appropriés à votre campagne marketing? Les codes répandus sont-il forcément les mieux adapté à vos besoins? Votre cible sera-t-elle en mesure de lire ces codes? Réponses!

 

Pourquoi utiliser des codes 2D?

  • L'intérêt des codes 2D est qu'ils sont vite repérables (sur les affiches, dans la presse, sur le web…) grâce à leur caractéristiques communes: ils sont carrés, à fond blanc, formés de petits carrés noirs représentants les données.
  • Ce sont de véritables raccourcis vers votre site web ou autre message promotionnel.
  • Ils donnent un côté high-tech à votre campagne et donc à votre marque. Utiliser les technologies derniers cris donne une image jeune et dynamique à la marque (voir l'article sur Louis Vuitton à ce sujet).
  • Cela permet d'entretenir un certain côté mystérieux de la campagne qui obligera l'individu à utiliser son téléphone pour découvrir ce qui se cache derrière le code.

 

Les différents types de codes

Dans cet article, je ne parlerai pas du Semacode ni du Cool Data Matrix dans le sens où ils se ressemblent énormément. Aussi, vu que le Connexto (ou mCode) n'existe plus, il ne sera pas traité non plus.

En apparence, tous les codes semblent similaires, à l'exception du Shotcode qui est rond. Le Beetagg quant à lui tire son originalité des nids d'abeilles et se démarque (d'un point de vue marketing) des autres en incorporant le logo de l'entreprise en plein milieu de son code.

Néanmoins, tous les codes ne sont pas les mêmes. Ils ont chacun des caractéristiques différentes qui les différencies tous les uns des autres. Il existe plusieurs types de codes. Ces codes ne sont pas tous libres d'utilisation, certains ont des propriétaires, certains intègrent des informations que d'autres ne peuvent pas assimiler, etc. Voici un tableau présentant les codes les plus utilisés et qui devrait aider à la compréhension: 

A noter tout d'abord que certains codes sont tombés dans le domaine public ou sont sous licence libre. Cela signifie que si vous les utilisez (avec ou sans but commercial), aucune autorisation d'exploitation n'est nécessaire. Dans ce tableau, les autres codes appartiennent à des entreprises qui en font la commercialisation. Les prix varient généralement en fonction du nombre de codes que l'on demande.

Un autre critère intéressant auquel certains attachent trop peu d'importance aujourd'hui, est le fait que l'accès à internet (serveur tiers) est parfois nécessaire afin que la lecture de certains codes soit complète. Bien que certains codes 2D comme les codes Aztec ou les Quickmark agrègent l'ensemble de l'information au sein même du code, d'autres comme le Beetagg ou le Upcode nécessitent l'accès à internet afin d'avoir accès à l'information.

Les codes 2D ne nécessitant aucun accès à internet pour leur fonctionnement, passent de l'étape 1 à 3 sans passer par la 2.

Sachant que tous les possesseurs de smartphones ne possèdent pas un forfait données, il est peut-être plus avantageux pour les entreprises d'avoir recours à un code qui peut se passer d'un serveur tiers pour fonctionner. Ceci est surtout vrai si le contenu du code n'est pas un lien URL.

Mais étant donné que la plupart des campagnes marketing utilisent les codes 2D pour rediriger les individus vers du contenu basé sur le web, savoir si un code nécessite une connexion ou pas pour qu'il puisse fonctionner n'a plus aucun intérêt. En effet, que le code passe par un serveur tiers ou non, son contenu est basé sur internet.

Le Beetagg ou le UpCode proposent des services de tracking qui permettent d'obtenir des statistiques sur l'utilisation de ces codes par les individus. Si le code correspond à du contenu tel qu'un numéro de téléphone ou du texte (contenu hors ligne) alors l'utilisation d'un serveur tiers est justifiée. Par contre, s'il s'agit de contenu en ligne, tel que la redirection vers un site web, alors sachez que Google Analytics fait amplement l'affaire.

 

Les différents lecteurs

Pour lire les codes 2D il faut des lecteurs! Il existe toute une panoplie de lecteurs de codes et c'est la raison pour laquelle cet article ne présentera que les plus utilisés sur téléphone mobile.

  • Kaywa : certainement le plus connu et le plus utilisé de tous les lecteurs. Il permet de lire les codes QR et Data Matrix.
  • Trillcode: le seul lecteur permettant de lire les Trillcodes.
  • Quickmark: mon préféré! Permet de lire les codes QR, Data Matrix et Quickmark. Simple d'utilisation et très efficace, il existe aussi sur PC ce qui le rend très pratique.
  • Beetagg reader: comme son nom l'indique, il permet de lire les Beetagg sur iPhone, Blackberry, …
  • Scan Life: je l'ai testé et je ne l'ai pas trouvé si bon que ça.
  • I-Nigma: Très répandu et lus précis que Scan Life, il est aussi gratuit. Disponible sur iPhone.

 

Constat global

Bien que rien ne soit figé dans le monde du code 2D, il semblerait que le QR et le Data Matrix possèdent des caractéristiques supérieures particulièrement adaptées aux entreprises pour leurs campagnes marketing. En outre le fait que ces 2 types de code soient libres d'utilisation, nous pouvons mentionner le fait qu'ils peuvent incorporer tout type d'information (numéro de téléphone, URL, Vcard, etc) et que la plupart des lecteurs les lisent. Le choix du code dépend avant tout de la campagne que l'on souhaite mettre sur pied. Les critères cités plus haut apportent des éléments de réponse, mais l'esthétique a aussi sont mot à dire, mais c'est plus subjectif! :)

Pour aller plus loin dans la comparaison technique entre le QR et le Data Matrix, je vous propose une étude publiée par SemaCode.

Quant à moi, voici mon propre code 2D, un mix entre QR et Beetagg! :) Si vous n'arrivez pas à le lire, c'est que votre lecteur n'est pas assez précis!


Source: qrcodeCreate or Die, ainsi que les 9 sites mentionnés dans le tableau au-dessus.

Sixth Sense, la mobilité n’a jamais été aussi loin

27 octobre 2010 - 19:50 No Comments
Développé par le MIT, Sixth Sense est un mini-projecteur avec une caméra accompagnée d'un téléphone cellulaire, qui agit en tant qu’ordinateur et vous garde en contact permanent avec toutes les informations stockées sur le web. Sixth Sense peut aussi obéir aux gestes de la main, comme dans le fameux film de Tom Cruise, "Minority Report"!
 
Toutefois, au lieu de vous obliger à être en face d'un grand écran comme Tom Cruise, Sixth Sense peut fonctionner partout.
 
sixth-sense
 
Comment ça marche?
 
La caméra reconnaît instantanément les objets autour de vous, avec le micro-projecteur (c'est de la réalité augmentée) qui affiche  des informations sur n'importe quelle surface, y compris l'objet lui-même ou  votre main. Par la suite, vous pouvez consulter ou  manipuler les informations à l'aide de vos doigts. Pas de téléphone en vue? Prolongez votre main sur l'avant du projecteur et des chiffres apparaîtront vous permettant d’effectuer votre appel. Besoin de connaître l’heure? Dessinez un cercle sur votre poignet et une montre s'affichera. Vous voulez prendre une photo? Il suffit de faire un carré avec les doigts et le tour et joué! Vous pouvez ensuite organiser et répertorier vos photos  avec des simples mouvements de la main.
 
 

 
Ces applications bien qu'intéressantes sont plutôt restreintes aux divertissements. Le vrai pouvoir de Sixth Sense est situé dans  sa capacité à relier le monde réel avec internet, et l’affichage des informations sur le monde lui-même. Imaginez que vous êtes à la pharmacie et vous vous demandez quelle marque de savon acheter. Ou peut-être quel vin serait le plus approprié pour le repas de ce soir. Il suffit de regarder les objets, les tenir sur vos mains, et Sixth Sense vous montrera si c'est bon ou mauvais, ou s’ils correspondent à vos préférences ou non.
 
Pour en venir aux choses de la vie de tous les jours, vous pouvez être dans un taxi, vous rendre à l'aéroport, et juste en prenant votre carte d'embarquement, Sixth Sense saisit en temps réel des informations sur votre vol et les affiche sur votre  billet. Aucune action de plus requise, il suffit de le tenir en face de vous.
 
sixth-sense-logo
 
La clé du succès ici, est que Sixth Sense reconnaît les objets qui vous entourent, en affichant automatiquement des informations et en vous laissant y accéder de 1001 façons, de la manière la plus simple possible. Sur ce côté-là, Sixth Sense me fait penser à Qwiki car il intègre une base de données répertoriant l'essentiel de la vie de tous les jours. Il utilise l'essentiel dont les individus ont besoin pour fonctionner et c'est certainement là aussi que se trouve la clé du succès: donner ce que les gens veulent, en enlevant le superflu.
 
L'autre intérêt potentiel de Sixth Sense serait d'utiliser les données des sites d'avis de consommateurs afin d'en disposer en temps réel. Avant d'acheter un produit, l'individu pourrait le scanner et savoir ce qui se dit sur son utilisation. 
 
Le projet est loin d’être fini mais s’annonce déjà très prometteur. S’ils sont capables de livrer tout ce qu’ils promettent Sixth Sense pourra un jour révolutionner la façon dont nous voyons et obtenons notre information!
 
Affaire à suivre!
 
via: la page de TED sur Sixth Sense et celle de Wikipédia

Billet sponsorisé: Les paris et jeux en ligne se font aussi sur mobile!

21 octobre 2010 - 20:18 No Comments

L'ouverture du marché français aux sites de jeux d'argent et de hasard en ligne quelques jours en juin dernier avant le début de la coupe du monde de football 2010 en Afrique du Sud, a permis de voir en France l'émergence de 11 grands opérateurs de casino en ligne et de paris sportifs.

En tout, selon l’Arjel (Autorité de régulation des jeux en ligne), 17 licences auraient été distribuées. Il existe 2 types de licences: jeux de type casino et paris sportifs. (source)

Ces 11 opérateurs se répartissent de la façon suivante:

  • les opérateurs "casinos" (ex: Poker, etc) : Winamax et EverestPoker.
  • les opérateurs de paris sportifs: BetClic, ParionsWeb, et France Pari.
  • les mixtes: Bwin, Beturf, EurosportBet, ChiliPari, PMU et Sajoo.

Malgré ce que l'on pourrait penser, depuis les opérateurs "casinos" et mixtes  n'ont pas uniquement concentré leurs efforts sur leurs sites web. Les mobiles font aussi partis de leur plan d'action. Plusieurs d'entre eux ont d'ores et déjà lancé leurs propres applications mobiles, comme c'est le cas pour Bwin par exemple qui vous permet de jouer au poker gratuit (fictif et hors-ligne contre l'intelligence artificielle) ou réel (avec de l'argent contre d'autres personnes).

Le tableau ci-dessous indique les opérateurs les plus avancés sur le domaine du mobile.

Bwin semble être le seul à tirer son épingle du jeu en offrant des services mobiles complets: un site web dédié aux mobiles, une application permettant de jouer et de parier, ainsi qu'un service permettant de recevoir les résultats de son pari via SMS.

Les autres comme PMU, Winamax, ParionsWeb et France-Pari n'offrent qu'un service partiel ou incomplet mais ont le mérite de proposer des solutions alternatives sous mobiles.

Quant aux autres bookmakers tels que BetClic et EverestPoker (qui est selon moi le meilleur site de Poker sur le net), ils ne proposent tout simplement rien de nouveau dans le domaine.

Ce manque d'engouement pour le mobile peut certainement s'expliquer par le fait que l'ouverture du marché français à ses bookmakers et casino sans dépôt est encore toute récente. Winamax par exemple n'a mis en place son application mobile pour le Poker que hier par exemple. Il semblerait donc que les opérateurs aient besoin de plus de temps afin de développer et d'affiner leurs offres sur mobiles.

- Charley.

Ikea lance son catalogue sur iPhone! et la réalité augmentée?

13 octobre 2010 - 1:18 11 Comments

Souvenez-vous. La dernière fois que nous avons entendu parler d'Ikea, c'était l'an passé concernant le principe et les résultats de leur campagne virale menée sur Facebook. Une véritable réussite pour Ikea que vous pouvez retrouver en vidéo sur le blog de l'agence Xprime.

Aujourd'hui, Ikea passe à la vitesse supérieure en mettant à disposition son catalogue 2010 sur iPhone. L'application est bien entendu gratuite, mais pèse tout de même 35Mb et dispose plus de 375 pages… ou devrais-je dire, 375 photos! En effet, cette application n'est ni plus, ni moins, une application pour visionner les images comme le montre cette vidéo.

Remarquez à quel point la vidéo est monotone… ça le fait pas trop pour une vidéo étant censée présenter et faire la promotion de l'application… Aussi, l'app ne propose aucune autre fonction intéressante.

Voici la liste des modules des idées qui pourrait contribuer à l'amélioration de cette application:

  • la recherche du magasin le plus proche en utilisant la géolocalisation,
  • la sauvegarde de favoris,
  • la possibilité d'envoyer des suggestions à ses amis,
  • partager ses produits favoris sur Facebook ou Twitter, 
  • un fil d'actualité sur les nouveautés Ikea, 
  • des suggestions chaque semaine (des idées cadeaux, ou décoration)
  • etc.

L'application Ikea pour iPhone est une bonne initiative de la part du suédois mais quel est exactement son but? La vente? L'application n'offre pas la possibilité d'acheter, de réserver ou de commander quoi que ce soit…
La notoriété? Probablement, mais la notoriété à travers des images c'est un petit juste comme concept…
La fidélisation? Oui, mais il manque certains outils dont ceux cités plus haut!

D'ailleurs, Ikea aurait pu se servir des avantages de l'iPhone pour mettre en place une application qui utilise la réalité augmentée afin de visionner directement le produit dans son chez-soi. Certains directeurs artistiques comme Reiner et Marlon se sont attelés à la tâche en proposant un début d'idée. Ainsi, en mettant à disposition des codes de réalité augmentée dans les catalogues Ikea ou encore en téléchargement directe sur internet, les clients pourraient s'en servir pour voir ce que le produit donnerait chez eux.

ikea-realite-augmentee

Malheureusement ce concept ne reste qu'une simple idée, mais devrait être sérieusement envisagée par Ikea. En attendant, je resterai avec mon bon vieux catalogue Ikea… !

via

Charley.